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Quatrième séance plénière de la première session ordinaire de l’année ; l’Assemblée Nationale dit «oui» à une nouvelle République au Togo.

Politique
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L’Assemblée nationale a adopté, le 25 mars 2024, à la majorité de plus des 4/5 de ses membres, la proposition de loi portant révision de la Constitution de la République Togolaise.
Réunis en travaux de la quatrième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, les députés ont dit oui à 89 voix, une contre et une abstention à la nouvelle constitution. Celle-ci fait passer le Togo de la quatrième à la cinquième République. Une nouvelle République qui sera administré sous un régime parlementaire en opposition au précédent régime qui était lui semi-présidentiel. L’adoption de la constitution positionne, au centre de la vie politique, l’Assemblée nationale et le Sénat qui jouent un rôle très important. Ainsi, comme innovations, le Président de la République est élu pour un mandat unique de six (6) ans par l’Assemblée nationale et le sénat en congrès. Le Président du Conseil est désigné pour un mandat de six (6) ans. Il est le chef du parti ou le chef de file de la coalition de partis, majoritaire à l’issue des élections législatives. Les députés quant à eux sont élus au suffrage universel, direct et secret pour un mandat de six (6) ans renouvelable. Le mandat des sénateurs est également de six (6) ans renouvelable. En somme, la mise en place du régime parlementaire favorisera l’exercice d’un contrôle efficace des citoyens sur leurs dirigeants et leurs politiques, tout en participant directement et de façon inclusive à la prise de décision politique. Pour Pacôme Yawovi Missiamé Amenyo Adjourouvi, ministre des droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, « la démarche entreprise trouve son fondement dans l’article 144 alinéa 1 de la Constitution togolaise qui dispose que : «l’initiative de révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et à 1/5 des députés composant l’Assemblée nationale » ; il s’agit de réajuster les textes pour éviter de s’enfermer dans un carcan immuable mais de s’adapter, entre autres, aux évolutions sociologiques, politiques pour proposer le passage d’un régime présidentiel au régime parlementaire mais surtout, d’apporter un nouvel élan dans la gestion de la chose publique ». Cette quatrième séance plénière de la première session ordinaire de l’année, s’est déroulée sous la présidence de Madame Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale. « Je puis vous rassurer qu’avec diligence, la présente proposition de révision adoptée sera transmise à Son Excellence Monsieur le Président de la République, « Chef de l’État… garant de l’unité nationale… du respect de la Constitution… de la continuité de l’État et des institutions de la République » telle qu’en, dispose l’article 58 de la Constitution. » a déclaré Madame Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale. Deux nouveaux députés ont rejoint les rangs de l’hémicycle au cours de cette session suite à la décision de remplacement prise par la Cour constitutionnelle. Aziabou Kodjo Alexandre, deuxième sur la liste Indépendante AVE en Marche dans la circonscription électorale de l’Avé remplace Pacôme Yawovi Missiamé Amenyo Adjourouvi, nommé au ministère en charge des droits de l’homme. Kokouvi Soedji remplace feue Assoupi AméléA djé pour le compte de « Alloledou » dans la circonscription électorale de Vo. Pour rappel, la révision de la Constitution est une modification substantielle de la Constitution politique d’un pays notamment, l’équilibre des pouvoirs institutionnels, le fonctionnement de l’Etat et ses institutions, la garantie des droits et devoirs des citoyens. Adoptée par référendum et promulguée le 14 octobre 1992, la Constitution de la quatrième République a connu plusieurs modifications en 2002, 2007 et 2019 suite aux enjeux sociopolitiques, économiques, démographiques, culturels et technologiques aussi bien au plan national et régional que mondial.