Un atelier sur le renforcement de capacités des membres et du personnel de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) s’est ouvert le mardi 23 novembre 2021 à Lomé.

La présente réunion s’inscrit dans le cadre du renforcement de capacités de prévention de la torture et d’autres formes de mauvais traitements du Mécanisme National de Prévention de la torture (MNP) du Togo abrité par la CNDH,  en collaboration avec l’Association pour la Prévention de la Torture (APT).

Cet atelier qui tourne autour du thème : « Réduction de l’usage excessif de la détention provisoire » a pour objectif de réduire le nombre de détenus préventifs dans les prisons et de plaider auprès des autorités judiciaires compétentes pour l’adoption rapide du nouveau code de procédure pénale.

Il s’agit également pour cette rencontre qui a réuni les formateurs de l’Association pour la Prévention de la Torture (APT), et les participants qui sont les hommes de terrain, de contribuer à réduire la surpopulation dans les lieux de détention, d’encourager les acteurs de la chaine pénale à privilégier l’application des mesures alternatives à des peines d’emprisonnement et si possible de contribuer à réduire le risque de torture et de mauvais traitements dans les lieux de détention surtout en ce qui concerne les femmes.

Ouvrant la cérémonie, monsieur SANVEE Ohini Kwao, vice-président de la CNDH a déclaré que de façon simple et profane, la détention provisoire est une mesure d’incarcération d’un délinquant en attendant qu’il soit statué sur son sort.

Pour rappel, la détention provisoire ne peut être prise que dans les cas déterminés et par un magistrat du siège après des débats contradictoires entre le parquet et la défense.

Environ 60 pourcents des personnes détenues dans les prisons togolaises sont prévenues ou inculpées, c’est-à-dire non encore jugées, a martelé le représentant.

Pour finir, monsieur SANVEE a avancé que la détention provisoire comporte aussi un risque croissant d’extorsion d’aveux ou de déclaration sous l’effet de la torture ou autres mauvais traitements.

L’atelier de formation est le fruit d’une soumission de projet par la CNDH et l’APT au fonds spécial du protocole facultatif à la convention contre la torture  (Fonds OPCAT) au titre de l’année 2021.