Le Comité de Pilotage du projet «Amélioration de la résilience agricole à la salinité par le développement et la promotion des technologies et de stratégies de gestion adaptées aux producteurs vulnérables (RESADE) »tient sa deuxième réunion les 22 et 23 novembre 2021 à Lomé.

Le projet RESADE est initié depuis mars 2019 pour améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des petits producteurs, en particulier les femmes, dans les zones affectées par la salinité en Afrique subsaharienne.

Après trois (03) années de mise en œuvre, l’heure est de redéfinir de nouvelles politiques de relance du programme surtout avec les impacts de la crise sanitaire à coronavirus. 

Cette rencontre régionale de haut niveau regroupe ainsi les bénéficiaires dudit projet dont les Directeurs Généraux ou représentants des instituts nationaux de recherche du Botswana, Gambie, Libéria, Mozambique, Sierra Léone et Togo ; et les partenaires techniques et financiers que sont le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA) et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA).

La réunion s’inscrit dans la composante 5 du projet ;et vise à partager et échanger sur la mise en œuvre du projet dans les différents pays, en particulier les activités menées, les résultats atteints de même que les difficultés rencontrées afin de pouvoir donner des orientations pour les prochaines années. Les retards connus par la Namibie dans l’exécution du projet seront également aux menus des assises de Lomé pour permettre un déblocage de la situation dans ce pays.

Le Directeur générale de l’ITRA (Institut togolais de Recherche Agronomique), le docteur Yao Lombo a ouvert les travaux au nom du Ministre togolais en charge de l’agriculture. Il a indiqué que «La salinité des terres en Afrique subsaharienne constitue un facteur limitant important à la production agricole. Plus de 19 millions d’hectares de terres cultivables en sont affectées.Le phénomène selon lui «est causé par des pratiques d’irrigation inappropriées (utilisation excessive d’engrais, irrigation entraînant une saturation en eau) ainsi que par l’intrusion d’eau de mer dans les zones agricoles côtières en raison de l’élévation du niveau de la mer. »

A ceci s’ajoute le changement climatique qui demeure un frein à l’intensification des cultures et un facteur de risque à la sécurité alimentaire.

Malgré des difficultés connues dans l’exécution des activités surtout dans ce contexte de la pandémie à la COVID19 avec des restrictions qui ont impacté les activités ; des avancées importantes du RESADE ont été enregistrées depuis la première réunion avec l’installation des hubs de bonnes pratiques agricoles et la mise en place des expérimentations (sur les nouvelles cultures et variétés, la gestion des cultures, l’amendement et la fertilisation du sol, l’irrigation et le renforcement de capacité des producteurs à travers les Champs-école-paysans)dans les six pays excepté la Namibie.

Au Togo, trois (03) zones salines (Aného autour du Lac Togo, Assahoun dans l’Avé, et dans les savanes nord du Togo) sont identifiées. Le site expérimental sur un hectare est érigé à Atti-Apedokoin à Assanhoun.

Les docteurs Malu Nadvi du FIDA et Alsayed Yousof de la BADEA, et madame Epetsi Chantal Goto coordinatrice du projet RESADE pour le Togo prennent part aux travaux qui prennent fin dans la journée du 23 novembre avec la visite du site de bonnes pratiques à Atti-Apedokoin (préfecture de l’Avé).