Ils ont célébré leur Journée internationale pour la soixantième (60ème) fois le mercredi 20 octobre 2021 sous le thème «Ne laisser pas la pièce essentielle de côté». Ces agents de guide de la flotte et de la circulation aérienne, nommés les Contrôleurs aériens.   

Au Togo l’APCATO (Association des contrôleurs aériens du Togo) n’a pas dérogé à la règle. Elle a célébré cette journée sous un format Covid-19. Pas de manifestation ni de cérémonie grandiose de sensibilisation, mais plutôt une rencontre systématique avec les acteurs clés de la flotte aérienne Togo-Bénin, et une découverte de leur travail quotidien du contrôleur aérien par les journalistes, de la préparation du décollage jusqu’à l’atterrissage de l’avion.

Un constat au Centre de contrôle régional (CCR) de l’ASECNA à Lomé, à la tour de contrôle de l’AIGE (Aéroport international Gnassingbé Eyadema) de Lomé, et l’intervention de la coordination au niveau de l’aéroport de Lomé à savoir la représentation de l’ASECNA au Togo et l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-Togo), ont été l’objectif que poursuivaient ces contrôleurs pour les  professionnels des médias en vu de faire passer leur message de la ‘’pièce essentielle’’ à ne pas oublier.  

Il s’agit pour l’association de permettre aux contrôleurs aériens d’expliquer aux journalistes en live le processus de communication entre ces derniers avec d’autres acteurs de l’aéroport et principalement les pilotes dans la préparation de l’embarquement, la tenue de route aérienne, sur les conditions météorologiques, le dégagement de la voie aérienne, le guidage de l’avion en vol pour éviter des collisions en l’air.

Pour ce fait le contrôleur de la circulation aérienne assit devant son pupitre équipé de la dernière génération d’outils de communication aérienne ne doit pas perdre de vue aucun signal bon ou mauvais en vue d’aider le pilote à garantir la sécurité de sa route et rassurer le prochain atterrissage.  

Dans l’aéronautique civile, depuis une salle de contrôle (Tour, Centre de contrôle régional, centre d’approche) cet aiguilleur du ciel gère et surveille les décollages et les atterrissages des avions ainsi que les survols des aéronefs. Il donne des instructions très précises à chaque pilote pour rouler, décoller, atterrir ou changer de direction.

C’est lui qui indique la trajectoire et l’altitude à prendre tout en  contrôlant l’appareil aux mains du pilote pendant toutes les phases de mouvement au sol et en vol pour la sécurisation de l’équipage.

Sur une position de contrôle, ces professionnels du ciel suivent chaque appareil dans leur espace de contrôle sur leur écran et communiquent par radio avec les pilotes. Importance du trafic, conditions météo, plans de vol et trajectoires des avions, l’aiguilleur du ciel gère de nombreuses informations simultanément. Ces ingénieurs du ciel analysent et anticipent les situations, et permettent la fluidité de la navigation.

Le thème choisi pour la célébration de la 60ème journée est très évocateur. ‘’La pièce essentielle n’est rien d’autre que le contrôle de la circulation aérienne qui est le maillon final, au niveau des fournisseurs de la navigation aérienne, dans la chaine de sécurité de la navigation aérienne. Si la plupart d’entre eux exercent pour le compte de l’aviation civile, les contrôleurs aériens sont également présents au sein de l’armée’’, a laissé entendre le président de l’APCATO, Monsieur Kodjo AKOSSOU.

Il doit, selon lui, ‘’toujours être en mesure de réagir et de prendre des décisions avec une extrême rapidité’’.

Ces agents méritent d’être plus célébrés vu leur position stratégique ; puisque plus 90 % des échanges dans le monde se font par voie aérienne.

Lorsque des avions quittent son espace aérien, le contrôleur aérien procède au transfert de contrôle des avions vers les contrôleurs voisins (qui peut-être une Tour, un centre d’approche ou un centre de contrôle régionale).

Occasion pour l’APCATO, par la voix de son président Kodjo AKOSSOU de faire de plaidoyers à l’endroit des plus hautes autorités de la navigation aérienne du Togo et de la sous-région qui ne ménagent pas d’efforts à leurs endroits, mais à qui ils demandent de faire encore plus.  

Tout compte fait, un contrôleur aérien qui fait le transfert de sa flotte vers un autre espace de contrôle n’a pas toujours le cœur tranquille s’il ne revoit pour la prochaine fois l’avion légué pour cet espace. C’est donc une chaine ; que se soit d’un espace à un autre c’est un processus délicat et renseigné.

Le contrôleur de la circulation aérienne est sous la supervision des plus hautes institutions aéroportuaires. Au Togo au nombre de ces institutions figurent la représentation de l’Agence de la sécurité et de la navigation en Afrique (ASECNA) et l’Agence nationale de l’aviation civile du Togo (ANAC-Togo).

L’Agence de sécurité et de la navigation aérienne (ASECNA) est chargée de la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar. Un organe qui travaille en parfait partenariat avec les contrôleurs aériens vu que ces derniers ont la charge de la délivrance des instructions techniques pour les clients dont les pilotes pour faciliter leur décollage et atterrissage en toute sécurité.

L’agence, selon son représentant au Togo, Monsieur Amewokpo Komla SUMSA, ‘’s’assure que le contrôleur est qualifié. Il est ainsi soumis à des contrôles médicaux pour avoir un certificat, et à des tests de compétence linguistique (anglais)’’. Il a ajouté que ‘’les contrôleurs au niveau du centre de Lomé sont sollicités au plan international dans les rencontres d’échanges d’expériences, vu leur professionnalisme reconnu.

L’Agence nationale de l’aviation civile du Togo (ANAC-Togo) dans sa mission régalienne s’assure que l’ASECNA envoie en nombre suffisant des contrôleurs aériens disposant de compétences nécessaires. ‘’Notre objectif au Togo en matière de sécurité est zéro accident d’aviation’’ a signifié le Directeur Général de l’ANAC-Togo le Col. Dokissime Gnama LATTA qui se dit ‘’fier des contrôleurs aériens du Togo’’  vu leur impacte dans la sous-région, tout en les encourageant à mettre encore le signal plus haut de leur professionnalisme.  

L’Association professionnelle des contrôleurs aériens du Togo (APCATO) est une association apolitique à but non lucratif, créée le 11 Novembre 1993 suite à la volonté manifeste des premiers contrôleurs aériens du Togo, de promouvoir et sauvegarder les intérêts de la profession et ceci avec d’autres associations sœurs au Togo, en Afrique et de part le monde.

Elle a pour objectif principal, le regroupement, en vue d’une étroite solidarité professionnelle, de tous les contrôleurs aériens assurant des tâches au sein de l’aéronautique civile au Togo.

Faire connaitre le métier, sensibiliser les futures bacheliers à ce métier, œuvrer pour la formation continue et la promotion de ses membres et surtout la participation à l’évolution de la sûreté du trafic aérien font partir des stratégies de l’APCATO.  

Sur le plan international, l’association dirigée par un bureau de 7 membres, présidé par Monsieur  Kodjo AKOSSOU, est membre fondateur de la FACAA (Fédération des Associations des Contrôleurs Aériens de l’ASECNA) créée le 23 Mars 2011 à Cotonou, en République Béninoise ; et de l’IFATCA (Fédération Internationale des Associations des Contrôleurs Aériens) basée à Montréal, au Canada.