Le Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIT) est mise en œuvre dans six (06) pays côtiers dont le Togo et vise à protéger celles-ci contre l’avancée de la mer. Les travaux du sous-projet de protection sur le segment Gbodjomé au Togo et Grand-Popo au Bénin vont démarrer très probablement fin octobre 2021 au Togo.

A cet effet une Etude d’impact environnemental et social (EIES) approfondie et un Plan d’actions de réinstallation (PAR) des populations que le projet va toucher ont été réalisés pour prévoir les effets négatifs susceptibles d’être induits sur l’environnent et la population par les travaux. Les rapports de ces études fond l’objet d’un atelier national de validation de deux (02) jours à Agbodrafo ( vingtaine de km sud-est Lomé) dans les Lacs.

Les travaux de la rencontre ont été ouverts le lundi 23 août 2021 dans cette localité par le Ministre Foli-Bazi Katari de l’Environnent, du Développement Durable et de la Protection de la Nature du Togo et son collègue Kokou Edem Tengue, de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière était également présent.

Les rapports validés au niveau national par chaque pays seront peaufinés à un autre atelier conjoint. L’atelier d’Agbodrafo a donc pour but de réunir les acteurs impliqués dans le processus pour évaluer et valider ces deux documents au niveau national conformément aux textes réglementant les évolutions environnementales au Togo.

Il s’agira entre autres de vérifier les données du cadre juridique et institutionnel de l’EIES et PAR sur le segment ( Agbodrafo et Sanvée-Condji) concerné ; d’analyser les différentes options variantes du sous projet y compris la méthode d’identification, le plan de gestion des risques et les coûts des biens affectés ; pour proposer et ajuster si nécessaire les mesures d’assistance et d’accompagnement à la réinstallation des Personnes affectées par le projet (PAP) après collecte de leurs points de vue sur la conception du projet et les mesures d’atténuation.

Les participants vont donc vérifier la conformité des études par rapport aux termes de référence ; la qualité, fidélité et la fiabilité des données ainsi que la pertinence des méthodes scientifiques utilisées etc.  

Selon le Ministre Kokou Edem Tengue, en charge de la Protection Côtière, le Togo perdrait près de 8 milliard par an avec l’avancée de la mer. Annonçant le démarrage des travaux dans le respect de l’environnement sur fin octobre 2021, le ministre a invité les riverains et autres acteurs à s’impliquer vivement dans l’étude de ces deux rapports pour que leurs observations puissent être intégrées pour garantir un aboutissement heureux du sous-projet.

Il s’agit de protéger les côtes dans l’intérêt de la population et  une réinstallation de celles directement touchées par le projet s’avère nécessaire, a indiqué le Ministre Foli-Bazi Katari en charge de l’environnement ; pour lui il faut mettre tout en œuvre avec des analyses objectifs des documents déposés par les consultants, pour arriver à une meilleure protection de la  côte notamment le segment d’Agbodrafo et Sanvée-Condji (frontière Togo-Bénin) qui constitue la première phase du sous projet.

Le projet financé par la Banque mondiale concerne pour la première phase : Agbodrafo où il sera construit sept (07) épis entre Agbodrafo et Kpémé, derrière la mairie d’Aného où six (06) épis seront réabilités et un construit. La portion située entre l’embouchure et la frontière Sanvée-Condji n’est pas du reste.

Le budget global du Plan d’actions de réinstallation (PAR) des Personnes affectées par le projet (PAP) se chiffre à un montant total de 301 743 825 F CFA.