Le chemin pour  la mise en œuvre de la monnaie ECO au sein de l’espace CEDEAO est encore trop loin. Il faut une bonne intégration en passant par l’adhésion des peuples pour aboutir dans un premier temps à une monnaie commune et à terme une monnaie unique. C’est la conclusion majeure sortie du colloque international tenu du 26 au 28 mai 2021 à l’Université de Lomé.

Le débat sur la question s’est donc déplacé du niveau politique vers les universitaires et scientifiques. Les travaux ont accouché d’une feuille de route dénommée « Déclaration de Lomé », pour la création de la monnaie ECO/CEDEAO. Celle ci est élaborée en 24 points  autour de 4 axes principaux et sera transmise à la conférence des chefs d’Etat et gouvernement de l’espace.

Il s’agit de reformes majeures sur la transformation structurelle des économies de l’Afrique de l’Ouest ; sur les choix fondamentaux de la monnaie ; le future système qui préconise l’adoption du principe d’un corridor pour parvenir à la monnaie commune et à terme une monnaie unique ; et les modalités de mise en œuvre de cette monnaie arrimées avec les quatre devises internationales à savoir le dollar US, l’Euro, le livre sterling et le Yuan s’avère nécessaire.  

L’avenir de l’Afrique dépend de sa dynamique, sa croissance et sa productivité, a indiqué le Professeur Kako NUBUKPO, économiste, ancien ministre du Togo et Commissaire de l’UEMOA. C’est un impératif selon lui de poursuivre les réflexions tous les deux (02) ans à Lomé autour d’une table pour discuter sur la monnaie et son avenir pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique en générale.

Le colloque a été placé sous le thème «Quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest? »