Un atelier d’échanges avec les promoteurs de projets de développement et les opérateurs économiques sur la reconstitution de la couverture forestière au Togo s’est tenu le mercredi 26 mai 2021 à Lomé. La rencontre est une initiative du Ministère en charge de l’Environnement du Togo à travers l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE). Les travaux ont été ouverts par le Directeur de cabinet du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, Monsieur Kodjo KOUDADZE.

Le phénomène du changement climatique est considérablement avancé avec surtout les activités économiques et de développement. Le Togo n’est pas épargné. Environ 0,42 % de déforestation est constatée en moyenne par an sur la période 2000-2015, soit une régression de la superficie forestière de 5679 ha par an. Entre 2000-2010 près de 234 900ha (4,14 %) de forêts sont dégradées.

Une étude menée par le Ministère de l’Environnement a évalué le taux de couverture forestière en 2016 de 24,24% de la superficie nationale.

Le Ministère de l’Environnement ambitionne dès lors d’atteindre un taux de couverture forestière de 25% d’ici 2025. Le lancement d’une vaste campagne de reboisement massif destiné à planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030et l’interdiction de l’exploitation des produits forestiers de sciages sous forme brute ou semi brute en sont des preuves.

Le thème de la rencontre est évocateur dans la mesure où elle intervient à la veille de la journée du 1erjuin (journée de l’arbre au Togo). Selon le Directeur général de l’ANGE Dr. Koffi Efanam ADADJI, il s’agit de susciter l’intérêt des promoteurs à contribuer davantage à la reconstitution de la couverture forestière au Togo.

Les participants ont été entretenus sur les stratégies de reboisement du gouvernement au Togo, entre autres les reboisements compensateur (obligatoire), responsabilité sociétale et reboisement citoyen.

Trois (03) communications notamment la situation forestière et les politiques de reboisement au Togo ; les responsabilités des promoteurs dans la mise en œuvre des reboisements compensatoires au Togo ; et la contribution des promoteurs au programme national de reboisement ; ont fait l’objet des débats.