Une rencontre d’échanges et de partage entre les professionnels de médias est organisée le vendredi 19 mars 2021 à Lomé par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN).

Placée sous le Thème : « Avortements clandestins : ampleur, causes et approches de solution »,  cette rencontre va fournir des  informations de qualité sur le cadre légal de l’accès à l’avortement sans risque et au planning familial des femmes et des jeunes.

Durant les travaux, les 25 participants issus du monde des médias, de la société civile et des ministères techniques engagés sur la thématique des DSSR (Santé Sexuelle et de la Reproduction) sont appelés à améliorer les attitudes concernant les droits des femmes et des filles à l’accès à la planification familiale et à des sévices d’avortement sans risque et promouvoir un environnement favorable aux DSSR au Togo d’ici fin 2021.

Pour mettre un accent sur l’accès des femmes et des jeunes (15-24 ans) aux soins complets d’avortement ; IPAS (Santé Accès et Droit en Afrique Francophone), qui contribue à la réduction de la mortalité maternelle et à la morbidité liées aux avortements pratiqués dans les conditions dangereuses,   a signé un partenariat avec ce réseau, pour mener une campagne de communication dans les médias africains, membres de 10 pays d’Afrique francophone dont le Togo.

Cette campagne de communication permettra aux médias  africains en général et ceux du Togo en particulier à mener un plaidoyer pour que les autorités  étendent les indications légales de l’avortement.

Selon Thibault ADJIBODIN, coordonnateur national de REMAPSEN –TOGO, le protocole de Maputo ratifié en 2003 par 36 Etats africains  autorise en effet l’avortement médicalisé  en cas d’agression sexuelle, de viol,  d’inceste  et lorsque la grossesse  met en danger la santé mentale et physique de la mère.

Au sortir de ces assises, les recommandations formulées seront mises en œuvre pour le bien être de la femme togolaise.

D’après les statistiques de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé),  il y a 1,8 millions d’avortement non sécurisés avec un taux de décès de 540 pour 1000 avortements.