Les acteurs des ministères, secteur privé et organisations de la société civile au Togo impliqués dans le projet de développement d’un Plan d’action national pour la réduction si possible l’élimination du mercure, dans le secteur de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or au Togo en conformité avec la convention de Minamata sur le mercure ; sont en atelier de deux jours en vue de la validation du document d’exécution du projet.

Les travaux de la rencontre ont été ouverts le mardi 5 janvier 2021, à Lomé par le Secrétaire général du ministère de l’environnement et des ressources forestières du Togo, le Lieutenant-Colonel Aoufoh Koffi DIMIZOU, représentant son ministre de tutelle. 

Les questions environnementales sont d’une importance pour le gouvernement togolais, le Plan en cours de mise en œuvre vise à répondre au niveau du Togo, aux obligations du protocole de la convention de minamata sur le mercure, ratifié par le Togo en février 2017.  

La Convention de minamata adopté en 2013 interpelle chaque pays signataire entre autres à l’interdiction des nouvelles mines de mercure et l’abandon progressif des mines existantes, la suppression et l’élimination progressive de l’utilisation du mercure dans un certain nombre de produits et procédés ; ceci  pour protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets anthropiques de mercure et de composés du mercure.

La validation et la mise en œuvre du Plan, à terme permettra au Togo de se soustraire des effets néfastes du mercure sur la santé humaine et de l’environnement.

Le projet contribuera donc à la gestion écologiquement rationnelle du mercure en facilitant la mise en œuvre rapide de la convention sur le minamata; former des experts nationaux pour identifier des actions prioritaires qui permettront au Togo de s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention, selon le coordonnateur du projet Mme Kayi AJAVON-ABALO. 

Il s’agira de réorganiser le secteur de l’extraction artisanal de l’or au Togo en introduisant progressivement de nouvelles techniques d’exploitation sans le mercure.

Le projet est financé sur deux (02) ans par le Fonds pour l’environnement mondial à hauteur de 250 millions de francs CFA.