La communauté aéroportuaire de l’Afrique a célébré le samedi 14 novembre 2020, la 21ème journée de la Décision de Yamoussoukro. A Lomé, une réunion de partage à la direction générale de l’ANAC (Agence nationale de l’aviation civile) au Togo, a rassemblé au tour du Directeur Général de l’ANAC-Togo, tous les principaux responsables et acteurs de la plateforme aéroportuaire au Togo.

C’est une rencontre de partage et d’expérience sur notamment l’historique de la Décision de Yamoussoukro, les avantages de la libéralisation du transport aérien et la création du Marché unique du transport aérien (MUTTA) en 2018…

La Décision de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) a été adoptée, le 14 novembre 1999 en vue de la libéralisation de l’accès aux marchés du transport aérien en Afrique. Elle a été entérinée par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) à Lomé, le 12 juillet 2000.

Elle établit un accord entre les Etats membres pour une libéralisation graduelle et progressive des services de transport aérien régulier et non régulier intra-africain; pour rompre de façon graduelle toutes les barrières non physiques du transport aérien et les restrictions liées à l’octroi des droits de trafic.

Cette décision régule la réglementation des tarifs, la capacité des aéronefs des compagnies aériennes africaines, la désignation des instruments d’exploitation et l’exploitation des vols-cargo, selon le Col. Gnama LATTA, Directeur général de l’ANAC-Togo et coordonnateur de la plateforme aéroportuaire de Lomé.  

A ce jour, quarante-quatre  (44) Etats africains ont signé la Décision de Yamoussoukro et trente-quatre (34) dont le Togo, se sont engagés pour le MUTAA. Depuis 2000, 23 accords aériens ont été signés par le Togo au regard de la Décision de Yamoussoukro. 

C’est une chose dont Gnama LATTA se félicite, tout en indiquant que «l’objectif du président togolais est de faire adhérer 55 pays; on devait être à 37, mais la crise sanitaire a ralenti le processus.»