Un atelier de formation des acteurs impliqués dans la lutte contre le trafic illicite des espèces de faune et de flore sauvages a été organisé le Lundi 26 Octobre 2020 à Lomé par le Ministère de l’environnement et des ressources forestières.

Cette formation de 05 jours a réuni les acteurs notamment de la Douane, la Police, la Gendarmerie, les agents des Eaux et des Forets et ceux qui interviennent au niveau des postes d’entée et de sortie du pays.

La formation va porter entres autres, sur la législation relative à la protection des espèces sauvages, leurs identifications et catégorisation, les outils de mise en œuvre de la convention CITES, les modes d’opératoire des réseaux de trafic illicite d’espèces sauvages, le contrôle des permis CITES

Selon monsieur Komi ANTHE, Juriste Administrateur Civil, Directeur des Ressources Forestières, l’un des formateurs, cette formation fait suite d’un état des lieux fait par la CEDEAO avec l’appui d’ONG « Born Free USA » qui a montré que beaucoup d’acteurs en charge de la mise en œuvre de cette convention ne maitrisaient pas les dispositions.  

Pour rappel  CITES est l’une des conventions que le Togo a signée et plusieurs mesures ont été prises au plan national pour sa mise en œuvre et elle veut que les espèces sauvages soient protégées.

La CITES a pour objectif essentiel de garantir que le commerce international des espèces inscrites dans ses annexes, ainsi que des parties et produits qui en sont issus, ne nuise pas à la conservation de la biodiversité et repose sur une utilisation durable des espèces sauvages.

Pour monsieur Folli KATARI BAZI,  Ministre de l’environnement et des ressources forestières, l’arrêté no 002/MERF du 25 mars 2004 définissant les modalités d’application de la convention CITES consacre une classification du degré de protection des espèces conformément à celle établie par la convention elle-même ; et renvoie au code forestier les sanctions applicables en cas d’inobservation des dispositions relatives à leur  protection.

Une étude de « Born Free USA » révèle que le Togo sert à la fois de pays d’exportation et de transit de spécimens d’animaux et de flore sauvages. Il a déclaré qu’entre 2007 et 2016, plus de 18.000 Kg d’ivoire ont été saisis à destination notamment de la Malaisie, de Hong Kong et Japon.

L’occasion pour le Ministre d’exhorter les acteurs principaux en matière de lutte contre l’exploitation et le trafic illicites des espèces protégés au sens de responsabilité et de rigueur pour qu’à l’issue de cette session, leur objectif, du point de vue de la maitrise de la thématique par les agents de contrôle, soit atteint.

La session de formation a reçu l’appui technique et financier de la Banque mondiale.