Sortir les enfants de leur situation de vulnérabilité reste une préoccupation majeure du gouvernement togolais et ses partenaires techniques et financiers. Mais ils ne sont pas seuls dans cette lutte pour l’épanouissement des enfants. Ils sont accompagnés par certaines associations et organisations non gouvernementales à l’instar de l’ONG « YOUTH CENTER- TOGO »qui multiplie des actions caritatives en faveur des enfants. Dans une interview accordée à Radio Lomé le Directeur  fondateur, le Révérend Pasteur AZONDJAGNI Holale nous dit ce qui a motivé la création de cette ONG et ses domaines d’interventions.

Voici l’intégralité de cette interview.

RL : Bonjour Révérend Pasteur Holale.

RPH : Bonjour  Monsieur le Journaliste.

RL : vous êtes le Directeur  fondateur de l’ONG « YOUTH CENTER- TOGO » voudriez vous nous dire brièvement l’historique de cette ONG ?

RPH : l’ONG a commencé avec une passion d’aider après des recherches que nous avons trouvé sur le terrain qu’il y a beaucoup à faire et nous l’avons lancé aux Etats Unis en 2008 où on a toujours pensé aux enfants. Arrivée ici nous voulons que les enfants soient totalement libérés des conditions qui les empêchent d’évoluer en matière d’éducation, les conditions qui les aliènent dans la société et pour qu’ils fassent aussi partie de la société, avoir un avenir sûre. La fondation c’est l’avenir des enfants.

RL : Alors quels sont aujourd’hui les domaines dans lesquels vous intervenez ?

RPH : Nous intervenons dans divers domaines : domaine éducationnel, nous encourageons  les enfants en pourvoyant les kits scolaires chaque année, des conseils hygiéniques de base, les encouragements avec les financements. J’ai acquis des expériences. Quand je grandissais, déjà à partir du lycée, il y’avait personne pour me supporter à poursuivre mes études. Et dès que je les parle de ma persévérance ce sot des conseils.

Domaine féminin, nous œuvrons pour renforcer le pouvoir ou l’autorité de la femme dans la société, dans les écoles, les collèges et dans les Universités.

Domaine sanitaire, nous sensibilisons contre les maladies, comment se comporter, comment s’habiller comment se brosser les dents et comment se laver. Je ne le fais pas moi- même mais nous invitons le personnel médical qui nous accorde son temps. Les agents de santé nous suivent pour aller à l’école, dans les églises et dans les lieux où on peut regrouper les enfants et leurs parents pour leur parler. Dans le domaine économique qu’est ce qu’on fait ?, nous ne voulons pas chaque année donner des habits et des chaussures ou bien l’écolage, mais nous voulons renforcer la capacité économique des familles.  On pourvoit des aides directs pour les parents afin qu’ils puissent faire quelques choses (un travail rémunérable, un petit commerce) pour soutenir les enfants à l’école ou en  apprentissage.  Dans le domaine social aussi nous regroupons les enfants dès fois on mange ensemble.  On envoie aussi certains enfants en apprentissage et on les suit de près.

1

RL : Je vois qu’il y a de l’intérêt accordé aux enfants.  Pourquoi cette focalisation sur cette couche de la société ?

RPH : Personnellement, je conçois les enfants comme la colonne vertébrale de la société, c’est-à-dire sans les enfants, la société n’existe pas. Nous pouvons voir qu’ils ne sont rien aujourd’hui mais l’avenir leur appartient.  La manière dont nous les prenons, nous les approchons, la manière dont nous leur reprochons aussi, c’est ça qui va révéler dans l’avenir ce que nous avons pu faire pour eux.  C’est la priorité N°1 de l’ONG Youth Center-Togo.

RL : Une petite estimation de ces enfants qui sont aujourd’hui à votre charge.

RPH : Nous avons une estimation très large parce que nous avons fait un temps à Lomé, nous quittons Lomé maintenant, nous montons vers le Nord, nous avons passé par des villages.  Si vous consultez notre page Facebook ou sur notre site Internet vous verrez qu’il y a des centaines d’enfants, nous avons dépassé même 1000 enfants que nous avons aidé depuis que nous avons reçu l’autorisation officielle de l’Etat à s’installer en 2012.  On a commencé en 2008 mais c’est en 2012 que nous avons reçu l’autorisation officielle.

RL : De 2012 jusqu’aujourd’hui les enfants que vous avez eu à supporter, ils sont devenus quoi ?

RPH : Il y a certains qui sont dans l’apprentissage, certains ont fini leur apprentissage, d’autres encore sont au Lycée ou à l’Université.  Nous utilisons dès fois des connaissances pour trouver des stages aux enfants que nous assistons.  Pour certains on les trouve des emplois.  Ceux qui ont prouvé qu’ils sont la capacité nous les aidons à quitter le pays pour aller se chercher et en tant que diaspora revenir faire mieux ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui.  Je vous assure que je rencontre aujourd’hui qui ne sont plus les enfants. Quand je dis un centre c’est pas que nous avons créer un centre.  C’est un Centre moral qui révèle aux enfants que ces gens sont là pour nous supporter ; ils nous aiment ; ils sont là pour nous embrasser.  Ils n’ont pas honte de nous joindre dans notre humiliation ou bien notre rejet mais qui cherche à nous soulever donc c’est un centre qui veut dire beaucoup de chose.  Nous avons des orphelins, les enfants de prisonniers et nous nous penchons surtout sur ceux qui sont démunis et dans le besoin total, dans le chaos.

RL: Oui quand on parle des enfants vulnérables, on trouve des enfants de rue, certainement vous auriez déjà pu faire sortir certains de la rue.  Est-ce que vous avez pu trouver des familles d’accueil pour cela ?

RPH : Oui nous trouvons des familles d’accueil pour ces enfants.  Très souvent qu’est-ce qu’on fait, on ne les fait pas quitter le Togo mais on visite des familles, on voit quelqu’un qui est moralement bien et qui est financièrement responsable. On les confie les enfants. Nous faisons des visites et nous envoyons des aides financières matérielles à ces enfants par le biais de ces parents et nous savons qu’ils sont surtout dans une place sûre où ils peuvent suivre l’éducation ou bien l’apprentissage ou se porter bien.

RL : Vous vous projeter dans l’avenir. Quelles ont alors vos perspectives.

RPH : Nos perspectives sont vraiment grandes. Nous n’avons pas assez de moyens et nous espérons avoir des moyens pour faire ce qu’il faut faire. Nous pensons à un orphelinat exceptionnel par ce que c’est trop. Nous avons beaucoup d’orphelins et nous pensons également construire une crèche pour les mamans qui ont des enfants mais qui n’ont pas de maris et qui exposent les enfants à tous les maux trafic, maladie etc… Nous pensons créer un centre social où il y aura des entrainements informatique et des apprentissages. Nous travaillons déjà avec certain crèche professionnelles telles que les couturières et les forgerons tous ce que veut maintenant c’est parvenir à les regrouper dans un centre où chacun apprendre ce qu’il faut.

2

RL : Autant d’enfant en charge ça nécessite les moyens peut-on savoir d’où vous trouver cet argent pour supporter ces enfants ?

RPH : Pour le moment, la majorité de nos ressources émane de moi et ma femme. Nous travaillons à l’étranger et nous prenons notre argent pour faire ça. Concernant les habits, les ceintures, les chapeaux et les sacs, je suis pasteur d’une église, je suis également professeur, et je travail en missions pas seulement aux Etats-Unis mais aussi en France, je parle aux gens si vous avez les habits bien propre, lavés et repassés que vous ne voulez plus utiliser donnez-nous donc on prend ça on met dans les containers et qu’on envoie. Le même pour les médicaments, je vais dans les pharmacies et demande des médicaments qu’on envoie ici. Donc ma femme et moi nous faisons des courses, nous faisons des économies et quand je reviens au Togo, je voudrais que les togolais comprennent nous pouvons jouer un rôle très important dans la réussite des enfants. J’envoie des messages à mes amis, je demande ceux qui peuvent aider ils n’ont qu’a aider. La majorité n’aide pas bien sûr. Cette année par exemple nous avons distribué des kits scolaires dans 24 écoles personne n’a aidé. Nous sommes entrain de localiser certains financements pour mener ce projet dans un futur très sûr et très fort et très brillant.

RL : Nous somme pratiquement à la fin de cet entretien, votre mot de fin ?

RPH : Ce que je dirai est que ; je reconnais que le gouvernement fait bien ce qu’il fait mais il ne peut pas tout faire et en tant que citoyens togolais que nous sommes dans la diaspora ou bien au Togo ici nous pouvons aider à mieux construire l’avenir. Ne négligeons pas les enfants ne négligeons la capacité des femmes ne négligeons pas les démunis. Ils peuvent nous aider à reconstruire cette patrie dans un avenir très très proche donc si quelqu’un veut nous joindre il peut aller sur notre page facebook youthcentertog ou bine sur notre site internet youthcentertogo.or et en avant la marche et on continue.

RL : Infiniment merci pour votre disponibilité !

RPH : C’est moi qui vous remercie

 

Réalisation: AMARA MOUSSA

Mise sur internet: Victor KELENGA